Frochot a (3 resultados)

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Journal de l'Empire Samedi 26 décembre 1812
Affaire du Comte Frochot destitué pour avoir été mélé à la conspiration de Malet
- Tapa blanda
- Primera edición
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soft cover. Condición: very good. first edition. Nicolas Thérèse Benoît Frochot est un haut fonctionnaire français, conseiller d'État ; il a été le premier préfet de la Seine. Il est né le 20 mars 1761 à Dijon et mort le 29 juillet 1828 à Rouvres-sur-Aube. Issu d'une famille bourgeoise, Nicolas Frochot acquiert par son mariage (…en 1785, avec Denise (1757-1832), soeur du baron Claude-Auguste Petit de Beauverger) une charge de notaire et de prévôt royal. Élu député des États généraux le 25 mars 1789, il est chargé de rédiger les cahiers de doléances du tiers état de sa province, avant de siéger à la Constituante, où il se lie d'amitié avec Mirabeau qui fait de lui son exécuteur testamentaire. Il est l'auteur du titre VII de la Constitution, publié sous le titre De la souveraineté nationale dont l'exercice n'est pas constamment délégué. D'abord administrateur de la Côte-d'Or, il est emprisonné sous la Terreur. Libéré à la suite de la chute de Robespierre, il occupe divers postes administratifs avant d'être élu député de la Côte-d'Or en décembre 1799. Quelques mois plus tard, le 22 mars 1800 (1er germinal an VIII), nommé préfet de la Seine par Bonaparte, il démissionne de son mandat de député. Il devient ainsi le premier Préfet de la Seine et de Paris (Étienne Mejan lui est adjoint comme secrétaire général de la préfecture). Il propose de nombreuses réformes à caractère social (prisons, hôpitaux, Mont-de-piété et service des enfants abandonnés), qu'il ne parvient toutefois pas à mettre totalement en application. Il réalise les premiers embellissements et aménagements de voirie décidés par Napoléon, dont la numérotation des immeubles. Il fait percer de nouvelles rues, voies, ponts et marchés. Il fait acheter des terrains, hors des limites du Paris de l'époque, qu'il fait transformer en 4 cimetières : cimetière du Père-Lachaise, cimetière de Montmartre, cimetière du Montparnasse et cimetière de Passy. Il est mis en retraite en 1812, à la suite de la Conspiration de Malet. Durant son administration de la Seine, c'est lui qui passera commande du tableau La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime auprès de de Pierre-Paul Prud'hon et aujourd'hui exposé au Musée du Louvre. Conseiller d'État honoraire sous la première Restauration, il se rallie à Napoléon qui le nomme préfet des Bouches-du-Rhône durant les Cent-Jours. Il est destitué lors de la deuxième Restauration pour être remplacé par le comte de Vaublanc. Il se retire alors définitivement de la vie publique. Il gère ensuite son domaine d'Etufs à Rouvres-sur-Aube. CONSPIRATION DE MALET : Malet a su se constituer un réseau au point qu'une légende veut qu'il ait appartenu à la société des Philadelphes, une société secrète républicaine. Personnage procédurier et tatillon, il devient aigri pour avoir manqué un rôle national dans une carrière politique (par deux fois, il a échoué dans la mandature de député du Jura) ou militaire. Il est au moins certain qu'il ourdit une conspiration en 1808 avec des sénateurs républicains prévoyant d'apposer 12 000 affiches dans Paris proclamant la déchéance de l'Empire, pendant que l'Empereur est en Espagne. Trahi par un de ses complices, il est arrêté et 55 personnes avec lui ; mais au lieu de lui infliger la peine capitale, on se contente de le retenir dans une prison d'État à la Force en 1809. Il conçoit une deuxième conspiration le 29 juin 1809 alors que l'Empereur se trouve à Schönbrunn mais un « mouton » à la prison de la Force dénonce Malet à la police. Il est transféré à la prison de Sainte-Pélagie, puis placé en résidence dans la maison médicale du docteur Dubuisson en 1810, où il met au point son coup d'État avec plusieurs autres détenus politiques, notamment des royalistes comme l'abbé Lafon (membre de La Congrégation), Jules de Polignac ou Ferdinand de Bertier4, au point que certains historiens pensent que Malet a été manipulé par les partisans du retour des Bourbons sur le trône.