Alexandre taillefer (2 resultados)

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  • Idioma: Francés

    Editorial: VLB, Montréal, 2017

    • Tapa blanda

    Librería: Livresse, Gatineau, QC, CanadaLivresse

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    Editorial: L'Aigle, 1853

    Librería: Librairie-Galerie Emmanuel Fradois, Paris, FranciaLibrairie-Galerie Emmanuel Fradois

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    LES ÉPINGLES DE L'AIGLE DE LA MANUFACTURE À LA MÉCANISATION Cahier in-f° (362 x 145 mm), 26 [ff.] manuscrits à l'encre brune - [17] ff. bl. et [39] ff. volants ou épinglés de formats divers, papier marbré rose, étiquette de titre manuscrite au plat supérieur (travail de l'époque). Cahier de commissions manuscrit, piqué de nombreux échantillons, d'un marchand et fabricant d'épingles établi à L'Aigle (Normandie). Le cahier, en plus de quelques tables (coût des matériaux, prix coûtant des différents modèles d'épingles, liste des fabricants sous-traitants), contient la trace de 398 commandes, avec pour chacune la date, le nom du client, les produits commandés (avec référence et échantillon fiché dans les feuillets), d'éventuelles précisions (« pressé », « têtes très petites ».) et la date d'expédition. Commencé en janvier 1853, le cahier s'achève au 1er janvier 1861 avec la note suivante : « écrit à tous mes correspondants d'adresser leurs plis à mon fils (Tailfer et cie Laigle) qui leur servira bien comme je l'ai fait moy même ». Le cahier comporte en outre une quarantaine de feuillets de formats divers, volants ou épinglés : listes des fabricants mentionnant leurs spécialités (« font bien les n°4 et les n°5 », « depuis 1850 ils font leurs épingles bien trop fortes ») ; tables des prix du transport vers Saint-Quentin, Calais, Mulhouse et Tarare ; tables des prix des matériaux et produits remontant jusqu'en 1849 ; correspondance avec les fabricants sous-traitants ; échantillons avec commentaires ( « bien trop forte pour du n°10 [.] ses pointes ne sont pas assez allongées »). Documentée dans les planches de l'Encyclopédie, la fabrication des épingles à L'Aigle, qui comprend non moins de 18 étapes, est également évoquée par l'économiste Adam Smith qui s'en sert pour arguer en faveur de la division du travail. Après 1824, année de l'invention par l'américain Lemuel W. Wright d'une machine à faire des épingles, l'épinglerie tend à se mécaniser ; mais en Normandie, jusqu'aux dernières années du XIXe siècle, la production demeure en grande partie manuelle, faisant notamment intervenir un main d'oeuvre peu dispendieuse d'ouvrières travaillant à domicile. Alfred et Alexandre Tailfer (ou Taillefer), établis à L'Aigle vers 1834, semblent avoir recouru simultanément à ces deux méthodes (de même qu'ils semblaient fabriquer une partie de leurs épingles et en acheter une autre) : tout en collaborant avec des fabricants travaillant à la main, les Taillefer déposent en 1858 un brevet de perfectionnement d'une machine à fabriquer les épingles et, en 1862, le brevet d'une nouvelle machine. L'entreprise innove par ailleurs en proposant des épingles en fer, et ce grâce au brevet (acquis en 1851 auprès de M. Roseleur) d'un processus d'etamage permettant de recouvrir une épingle en fer d'une couche d'étain. Les épingles Tailfer sont présentées en 1851 et 1862 aux Expositions de Londres. Leur usine est acquise par Benjamin Bohin vers 1868. Quelques usures à la couverture.…