Pionnier du chanvre suisse, premier Valaisan à ériger une éolienne dans son jardin en 1975 et précurseur de l'agrobiologie et du solaire en son canton, Bernard Rappaz livre ici l'aventure de sa vie. En avance sur l'histoire, fâché avec la loi, il purge une peine colossale de six ans et huit mois pour son combat en faveur du chanvre, une plante écologique d'un grand potentiel pour l'avenir planétaire. Ses activités militantes et politico-médiatiques, ses succès juridiques finiront par lui valoir une condamnation typique de prisonnier politique. Une dizaine de grèves de la faim derrière les barreaux provoqueront le débat public. En 2010, il effectue trois jeûnes de protestation successifs, dont le dernier a duré 120 jours ! Ce "Gandhi des Alpes" nous décrit une multitude d'anecdotes, entre autres vécues en cellule. Fasciné par la nature, bouddhiste vivant en prison comme un moine au monastère, cet homme libre nous touche et pousse à la réflexion sur nos propres prisons cachées. Par son esprit, Bernard Rappaz dérange la résignation et suscite l'action non violente.
Bernard Rappaz, né en 1953 en Valais (Suisse), est un activiste de la dépénalisation du cannabis, pionnier de l'agriculture biologique et biodynamique, fervent défenseur des énergies solaires et éoliennes. Œnologue de formation – on est vignerons de père en fils chez les Rappaz – il s'est peu à peu tourné vers la culture du chanvre : tisanes, coussins thérapeutiques, huile essentielle, huile de chènevis, parfums, baume, litière, pâtes, bière, etc., pour laquelle il a créé une société produisant et commercialisant ces nombreux produits dérivés. Syndicaliste chevronné, idéaliste, objecteur de conscience, il a passé de nombreux mois en prison et raconte ses grèves de la faim et son combat pour dépénaliser le chanvre récréatif notamment.