Marsupilami - Tome 1 - La queue du Marsupilami - Tapa dura

Libro 1 de 35: Marsupilami

GREG

 
9791034766277: Marsupilami - Tome 1 - La queue du Marsupilami

Sinopsis

Bring M. Backalive est transporté dans la forêt palombienne par le Capitaine Bombonera et son mécanicien Sacristano Tezhébété, afin de capturer l'animal le plus fantastique au monde : le Marsupilami. Une fois dans la forêt, il sera aidé par Tapamilastiko, l'indien Chahutas. Mais le Marsupilami ne l'entend pas de cette façon !

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Acerca de los autores

Né à Ixelles le 5 mai 1931, décédé à Paris le 29 octobre 1999, Michel Greg aura tout fait dans la bande dessinée : dessinateur et scénariste à la production écrasante, tant en quantité qu'en qualité, mais aussi animateur de studio et accoucheur de talents divers, rédacteur en chef de TINTIN durant dix de ses plus glorieuses années, directeur littéraire chez Dargaud, représentant de la BD européenne aux U.S.A., romancier et épicurien. Né belge sous le nom de Michel Régnier, il publie à seize ans sa première BD (Les Aventures de Nestor et Boniface) dans le quotidien VERS L'AVENIR, mais ses talents de conteur, fort appréciés par ses amis d'école, sont assurément plus développés que son graphisme. En 1951, sur la recommandation de l'éditeur Charles Dupuis, il fait la connaissance d'André Franquin qui, avec beaucoup de gentillesse, lui révèle bien des astuces du métier. Il en sera plus tard le scénariste pour une large part des gags de Modeste et Pompon et plusieurs aventures de Spirou(de 1958 à 1961). En attendant, il intègre l'équipe de l'HEROIC-ALBUMS de Fernand Cheneval et réalise pour cet hebdomadaire les aventures musclées du Chat (1953-1955), sorte de mélange de Batman et de Dick Tracy. Séduit par sa ténacité et plus par les récits que par le dessin, Charles Dupuis lui prend en parallèle deux histoires à suivre pour SPIROU : Cady et le temple aux tigres, puis Corrida. L'apprenti signe alors Michel Denys Denys en référence à sa jeune épouse, Denise et trouve le culot de lancer en 1955, avec quelques garants financiers liégeois vite apeurés, son propre hebdomadaire LE JOURNAL DE PADDY où il assume le rédactionnel et la moitié des planches proposées. La belle aventure tourne court après cinq numéros et, une montagne de dettes sur le dos, notre héros s'installe à Bruxelles où, pendant trois ans, il va être l'homme à tout produire de l'International Press qui vient de perdre des pointures telles que Goscinny , Uderzo, Hubinon et Charlier. A cette occasion, il prend les trois premières lettres de son patronyme et y ajoute un G pour devenir définitivement Greg et rompre les ponts avec ce passé chaotique. C'est lui qui va largement remplir les suppléments pour la jeunesse fournis par l'agence aux quotidiens belges LA LIBRE BELGIQUE et LA DERNIERE HEURE. Sa production est inversément proportionnelle à la rétribution forfaitaire versée pour chaque travail : Fifi (des gags animaliers où il succède à Victor Hubinon), Luc Junior (à la suiite de Goscinny et Uderzo), Randy Rifle, Bison et Ouistiti (avec René Fouarge), Fleurette, Bronco et Pepito, Toutsy, les scénarios de Tiger Joe pour Gérald Forton et ceux d'Alain et Christine pour Martial après le départ de Jean-Michel Charlier pour Paris. Franquin lui conseille de devenir indépendant pour rompre le contrat d'exclusivité qui le lie à cette entreprise. Ce ne sera toutefois chose faite que lorsqu'il disposera de suffisamment de débouchés scénaristiques : pour Franquin tout d'abord, mais aussi Tibet ( des épisodes de Chick Bill, des Peur-de-Rien et de Mouminet), Louis Hache (Bob Francval et Djinn, dans IMA), Mittéï (Rouly-la-Brise), Maurice Maréchal (Prudence Petitpas), Paul Cuvelier (Corentin et le poignard magique, Flamme d'argent, Line). En parallèle,tout en réduisant graduellement sa collaboration à l'International Presse, il poursuit à TINTIN sa carrière d'auteur complet : Rock Derby (1960-1963), Bolivar et Broussaille(1962), Babiole et Zou (1962 à 1966), Constant Souci (1967) et il négocie avec Alain Saint-Ogan les droits de la reprise de Zig et Puce (1963). Pour réussir à développer ses nombreuses idées de front et fournir massivement à VAILLANT, puis PIF, la série des As (1963-1972), ainsi que Achille Talon à PILOTE (depuis 1963), il s'organise un atelier de copains qui, tout en peaufinant leur propre oeuvre, peuvent lui donner de temps à autre un coup de main, selon leur registre personnel. En 1965, Georges Dargaud le pousse à devenir rédacteur en chef de TINTIN, fonction qu'il remplira avec brio et en quasi simple mi-temps jusqu'en 1974. L'après-midi, il retrouve ses amis ou découvertes au studio et les introduit graduellement dans l'hebdomadaire qui s'enrichit ainsi, sur ses propres scénarios, de Hermann (Bernard Prince, puis Comanche), Dany (Olivier Rameau) et Dupa (Cubitus). Il trouve encore le temps d'écrire des séries pour Eddy Paape (Luc Orient), William Vance (Bruno Brazil, sous le pseudonyme Louis Albert pour ne pas être trop présent dans le journal !), Edouard Aidans (Les Panthères), ainsi que des oeuvres plus limitées pour Jo-El Azara, Bob De Groot, Auclair, Derib ou Walt Fahrer. Il travaillera aussi sur les scénarios des deux films d'animation réalisés par Belvision d'après le personnage vedette de Hergé (Tintin et le temple du soleil, Le lac aux requins). En 1975, devenu directeur littéraire chez Dargaud où il prend la succession et le bureau de Charlier, il s'installe à Paris et se fera naturaliser français tout en demandant son changement de patronyme. Michel Régnier s'efface définitivement derrière Michel Greg. Ses grandes séries se poursuivent, mais il n'a pas la chance d'imposer son ACHILLE TALON MAGAZINE (1975-1976) qui ne vivra que six numéros. Il se consolera en écrivant un feuilleton pour enfants produit par la télévision suisse : L'Agence Labricole. Georges Dargaud rêve d'une invasion pacifique des Etats-Unis par ses auteurs. "Michael" Greg s'installe en 1982 à Greenwich dans le Connecticut et bataille pour faire connaître la BD française, mais le public local n'est vraiment pas mûr pour le style et les albums à l'européenne. Le démarcheur déçu s'occupe en écrivant cinq romans policiers du duo Hardy et Lesage qu'il place au Fleuve Noir et il collabore aux scripts de l'intarissable serial télévisé La Croisière s'amuse. En 1987, il écrit deux histoires du Marsupilami pour Franquin et Batem, puis passe le relais à Yann. De retour en France à la fin des années 80, Greg assure la reprise de certains de ses personnages abandonnés par leurs dessinateurs : Michel Rouge prend la suite d'Hermann sur Comanche en 1990, Edouard Aidans s'essaiera sur Bernard Prince, Michel Blanc-Dumont illustre les premières aventures de Colby,mais la disparition de plusieurs de ses proches commence à décourager ce travailleur forcené. Il ralentit même sa production d'Achille Talon qu'il finira par vendre à l'éditeur. Le temps est venu de rassembler ses souvenirs dans les articles qu'il rédige pour la "Lettre de Dargaud", un recueil d'entretiens avec Benoît Mouchart et une chronique autobiographique (Le Dernier des dinosaures), dont le titre annonce avec son humour habituel le vague à l'âme ressenti par le vétéran dans une époque qui n'est plus vraiment la sienne. Aussi doué pour le récit réaliste musclé que pour le délire verbal, maniant avec efficacité le gag et l'aventure,ce jongleur de mots représente bien une époque où la bande dessinée se voulait pur divertissement.

Batem - de son vrai nom Luc Collin - est né le 6 avril 1960 à Kamina, au Congo, quelques mois avant l'indépendance du pays. Vivant dès lors en Belgique, le jeune Luc y mène une scolarité sans histoires, effectuant ses secondaires scientifiques au Collège Saint-Joseph et fréquentant parallèlement l'Académie des Beaux-Arts de Châtelet, où il suit le cours de dessin et de peinture de Jacques Ransy. Il migre toutefois rapidement vers le cours d'initiation à la BD de Vittorio Leonardo. En 1978, Luc Collin intègre l'Institut des Beaux-Arts de Saint Luc, à Liège. L'architecture l'intéresse, mais ne lui laisserait plus de place pour la BD et le dessin humoristique. Il s'oriente donc vers l'illustration et les cours de BD de Jean-Yves Stanicel, qui lui offre son premier espace de publication dans son magazine Oufti . Luc suit ensuite des cours du soir afin d'obtenir une agrégation lui permettant d'enseigner. Après son service militaire, il démarche en vain tous les éditeurs de la place. Entre chômage et petits boulots, la période est alors difficile. Mais Luc croit à sa bonne étoile, refusant même une place d'enseignant à Saint-Luc, au profit d'un possible emploi au studio Peyo, qui ne se concrétisera malheureusement pas. C'est en 1984 ? la veille de la naissance de sa première fille ! - que la chance décide de sourire une première fois à l'aspirant-auteur. La SEPP (studio spécialisé dans l'adaptation audiovisuelle et le merchandising BD) recherche un dessinateur formé à l'école de Leonardo, qui recommande son ancien élève. Engagé du jour au lendemain, Luc Collin travaille dès lors sur des séries telles que « L'oiseau Shoe », « Les Snorkels » (« Les Snorky »), mais aussi - et surtout - « Le Marsupilami », créé par Franquin en 1952 dans Le journal Spirou. Franquin, qui veille avec attention sur son personnage, demande à rencontrer Luc. Il avouera plus tard avoir été impressionné par le travail du débutant, qu'il n'oubliera pas... Certains se contenteraient de cette rencontre avec une légende du neuvième art comme point culminant de leur parcours. Mais le futur Batem a encore faim de nouvelles expériences. Passionné par la caricature, il rejoint en 1986 la rédaction de La nouvelle gazette, quotidien de Charleroi en panne de caricaturiste. Là encore Leonardo a fait l'intermédiaire... Mais le Marsupilami ? facétieux, comme chacun sait ? décide de revenir faire « houba » la même année dans sa vie. Car c'est à cette époque que Jean-François Moyersoen convainc Franquin de confier le Marsupilami à une nouvelle structure éditoriale - « Marsu Productions » - qui lancera une série dédiée au fabuleux animal. Franquin, qui n'a pas oublié le travail de Luc Collin à l'époque de la SEPP, propose à ce dernier de la dessiner. Luc croit d'abord à un canular ! En 1987 - en à peine 4 mois ! - le nouvel album du Marsupilami, intitulé La queue du Marsupilami, est bouclé. Le scénario en est signé Greg, les couleurs Vittorio Leonardo et le storyboard Franquin. Pour la première fois de sa vie, Luc Collin utilise le pseudonyme « Batem » (« Baptême ») en souvenir d'un surnom qui lui avait été attribué pendant ses études à Saint-Luc... La queue du Marsupilami s'écoule à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires. L'histoire d'amour entre la créature palombienne et les lecteurs ne se démentira plus. Penché par-dessus l'épaule du jeune Batem, Franquin se consacre pendant cette période à l'un de ses rôles favoris : aider un jeune dessinateur à s'épanouir en lui transmettant son précieux savoir. Batem apprend alors beaucoup grâce aux storyboards que Franquin continue à réaliser pour les albums du « Marsupilami », base à partir de laquelle il développe son propre dessin. De ce travail en commun naît une belle complicité entre le maître et l'élève puis une franche amitié. A la mort de Franquin, en 1997, c'est naturellement Batem, dernier auteur à avoir reçu son enseignement, qui lui succède pleinement sur « Le Marsupilami ». A noter que la série « Le Marsupilami », outre Franquin et Greg, profitera du talent de nombreux scénaristes de renom, comme Yann à partir de Mars le noir (1989), Eric Adam et Xavier Fauche à partir de Rififi en Palombie (1996), Olivier Saive et Jean-Michel Bourcquardez pour Un fils en or (2000), Dugomier à partir de C'est quoi ce cirque !? (2001) et Colman, à partir de Magie blanche (2006). Mais Batem scénarise lui-aussi quelques albums, comme Trafic à Jollywood (1998) ou Le défilé du jaguar (1999). Parmi ces albums, nombreux sont ceux à être publiés dans Le journal Spirou, habitat naturel du Marsupilami ! À noter que Batem s'est également offert quelques chemins de traverse permettant de constater tout l'étendue de son talent, avec un attachement particulier pour les séries à gags explorant l'univers de la moto. On peut citer par exemple « Jack Sélère » pour les Éditions de la Sirène (4 albums à partir de 1995, scénario de Courly et Madeline) ou encore « Ça passe à donf » (Madeline, 2002) et « Sam Speed » (La sirène, scénario de Madeline et Mo/CDM, co-dessin de Colman). Dernier auteur à avoir reçu l'enseignement de Franquin, c'est tout naturellement que Batem a succédé à son maître et ami comme dessinateur de l'un de ses personnages fétiches : Le Marsupilami. Artiste au trait d'une prodigieuse tonicité et doué d'un sens de la composition remarquable, Batem fait mieux que faire survivre la légende : il la fait vivre, tout simplement, portant le bonheur dans l'imaginaire de milliers de lecteurs passionnés.

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